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heures 20 du mat, je quitte la maison, Anna en co-pilote dans ma
Lotus Elan décapoté. Rendez-vous à Saint-Jean devant le restaurant
le Feuilly. Quelques minutes s'écoulent et arrivent Joseph et sa
fille dans leur Westfield verte, suivis par Marie-Madeleine (Mado)
et Pascal aux commandes du coupé Smart, façon Lotus.
9h30, arrivée
sur la place centrale de Sainte-Sulpice. Un comité d’accueil nous
attend, Patrick l’organisateur souriant et Rolande, organisatrice
qui s’empresse de nous donner le joli dossier de participation (tout
y est). A cette heure, pas bien réveillé, n’ayant pas pris mon café,
pas possible de mémoriser chaque participant. Mais je fais une bise
à Maryse et un salut à Noël, qui sont venus de Chalais 86, (480kms),
alternativement des accolades et des bises aux arrivants : les
bordelais Antoine et Céline (encore bcp de kms), Olivier et Marie de
Saint Sernin du 12, puis Claude et Yolande du 46 et de nombreux amis
de la région toulousaine : Damien, François, Jacques, Félix,
Stéphane et Christelle… Mais il manque une personnalité ?
Jérôme,
co-organisateur, qui doit « roder » sa nouvelle Lotus ; une Caterham
Cup fraîchement sortie de Caterham compétition à Alés.
A 9h30 ils
arrivent, Laure bien enveloppée dans 3 couches de pulls et harnachée
dans le harnais tout derrière un saute vent, Jérôme justifie leur
arrivée tardive par le temps nécessaire à s’installer dans cette
auto minimaliste (et maximaliste au niveau des accélérations).
Patrick donne
le feu vert, Jérôme démarre (comme dit une célébrité de la bible
les premiers seront les derniers et vice-versa), je me lance
derrière afin de découvrir la Cat sous un nouvel angle (bien que
j’ai déjà eu l’honneur de l’essayer à Alès) pas de doute, au son,
c’est bien une bête de course. Et tout le groupe enchaîne.
Jérôme nous
pilote a travers la campagne. Le froid se fait sentir, à 11degré
dehors, mon Elan fournie peu de chauffage, Anna voudrait se coller a
moi, mais pas possible : le tunnel central l'en empêche et les
harnais la bloque au fond du baquet de droite. C'est mieux que d'être
éjectée vu certains passage de la route!...
Arrivée à
Lavaur. Pause Café, bref commentaire sur le temps un peu ensoleillé
mais frais, découverte des autos. J’admire la Lotus Exige très
sport, rayée rouge d’Antoine et Céline, puis arrive les
supporters locaux : Jean Michel, …
Et c’est
reparti en direction du Château de Magrin. Jérôme a pris goût à
mener la danse et nous conduit tout droit au château après une
centaine de virages en tous genres et route spéciale lotus (montées,
descentes, virages, dévers, voir bombées) enfin plus genre Arnos que
les Hulnaudières.
En
haut d’une colline, le proprio du Château nous attend. il est
heureux de voir des Lotus fouler son parking. Nous passons à la
caisse, l’entrée est copieuse mais le met est rare « Pastel bleu ».
L’homme est éloquent. Arrivé au Château il y a 35 ans , avec sa
baronne, il à remonté chaque pierre de l’édifice qui maintenant est
classé aux monuments historiques. 45 minutes d’info sur l’histoire du
pastel, de la récolte, en passant par la meule, puis les cocagnes,
le séchoir à cocagne, les vêtements d’époque dont le bleu à tenu la
couleur à travers les âges, l’enrichissement des ses aïeux du 15ème
siècle et pour clôturer de la culture du pastel, qui pourrait se
partager avec le colza le remplacement prochain du gasoil des diesel
de 4x4 citadins (pouah, je déteste le gasoil) . le Châtelain aime
aussi les autos anciennes, une Fiat coupé 124 d’époque, dort sous
une bâche.
A nouveau,
Jérôme nous trace la route, Félix au vilant de son gros kart dit
340R. Las de respirer les effluves de l’échappement de mon Elan
Racing de 1965 (Sp98Total+aditif+Motul300v), prend le
train devant moi, très satisfait de ce passage d’arme. Une heure
plus tard, après une épingle à droite nous pénétrons par une grande
grille noire dans l’enceinte du Château de Garrevaques.
Accueil
par la châtelaine, digne héritière, de la 15eme génération de
propriétaires du château qui nous fait l’honneur de nous faire
découvrir elle-même sa demeure. Nous restons ébahis par ce fruit de
l’histoire et la beauté des lieux : le bleu pastel est aussi présenti
partout. La châtelaine nous confie à une jolie brune élancée,
désignée Eurydice, qui nous conduit au restaurant et vers la salle
qui nous est réservée. Là l’accueil est repris par la directrice du
manoir. Un apéritif non alcoolisé nous attend. Chacun découvre,
admire les lieux et se promet d’y revenir en amoureux : un hôtel 3
étoiles surplombe le restaurant !...
Le repas est
succulent, délicieux, les vins et le service à la hauteur de
l’événement, d’un niveau rarement vu dans les sorties de Club
d’autos. Merci aux organisateurs qui ont bien négocié!.
Balade piétonne
dans les jardins du château et retour pour admirer le panel de
Lotus. C’est à ce moment qu'un curieux demande à Jérôme de
retirer la tôle d’alu d'1mm d'épaisseur, qui sert de capot à sa Caterham, pour découvrir le moteur du bolide. Et là, un oeil averti,
c’est peu dire, découvre un écrou de 8 qui se fait la malle du coté
du démarreur… de suite revissé par Olivier(photo). Mais la
batterie fait la sieste et ne lance pas le moulin. Nous poussons,
poussons, puis ... Jérôme et sa chérie ramèneront l’auto
doucement à leur domicile (dû à un dysfonctionnement électrique).
Durant
ce temps Eurydice Rigal, qui n’est rien de moins que Miss
Albigeois-Toulouse classée au Top10 de Miss France 2007, se glisse
dans mon Elan ( photo) en échange de ma carte de visite… pour son
père, passionné d’Anglaises.
Patrick propose
au groupe de repartir, chaque coéquipière, road-book en main,
repère le tracé de la route. Le défilé des route bordées de platanes
reprend et, de découverte en découverte de jolis paysages nous
arrivons a Lautrec.
Pause
de ¾ d’heure avec découverte de cette fabuleuse ville cerclée de
remparts et surplombée d’une colline et d’un calvaire, que chacun
gravira pour voir de prés le moulin à vent. Yolande fait un
cadeau à son Claude chéri : un bouquet d’ail de Lautrec ! et encore un tour
du coté de l’église et de la fontaine et nous retrouvons nos Lotus
bien sages. Vu le temps frais les gamins du village sont devant les
télés et 'n’ont même pas vu' l’arrivée de ces autos d'exception
multicolores.
Le groupe
s’élance en direction des campagnes pour une pose à Puybegon.
Je
suis en tête et attend. Dans la pratique notre GO (gentil
organisateur) Patrick file tout droit vers la station suivante et
voila comment je me trouve à boucler la marche ! Anna reprend en
main le road-book.
Chacun apprécie
la vue offerte sur la vallée du Tarn du haut de la falaise de
Girousens. Joseph que l’on avait perdu, nous rejoint. Il vient
d’ajouter 15 litres au réservoir de sa Westfield Cup dont la jauge
semble anémique.
18h30, arrivée à Sainte-Sulpice.
Chacun se félicite d’avoir participé à cette journée
de découverte et de bonne ambiance et remercie les organisateurs, se
congratule en attendant de se retrouver au Rallye des Pyrénées le 7
juin 2008.
Alain
Hélanhère |